Qu'est-ce que la Traversée ?

 

Attention espace de transition qui me reconnecte à mon intuition et à l'écoute de mon unicité.

Dans cet espace, j'apprends à renoncer à ce qui pourrait me faire douter et tergiverser.  

J'apprends à utiliser mon libre-arbitre. Je cesse d'incarner l'arbitrage entre mon père et ma mère, je choisis de ne plus être l'intermédiaire. Je me souviens peu à peu que je ne suis pas venue pour les réparer, les rapprocher ni faire durer leur couple. Je ne suis pas à leur service, je suis issue de leur couple et je vais honorer ce cadeau en me consacrant à ma propre vie. Tout l'enjeu de cette espace est d'oser laisser l'autre s'occuper de lui-même car personne d'autre sait mieux que lui ce qui est bon pour lui.

L' autre défi c'est d'oser avancer malgré le doute et la peur. Faire cohabiter, pendant cette transition, la peur et la Foi en mon pouvoir créateur.

Durant cette traversée, je vais laisser partir tous mes vieux conditionnements. C'est une période éminemment  inconfortable car c'est comme d'avoir un pied sur un versant et un pied sur l'autre. J'aurai parfois la sensation d'être installée confortablement dans cette nouvelle version de moi-même et le retour d'une période régressive me demandera de rassembler tout mon courage et de persévérer.

Au cours de cette traversée, je me souviens que mes anciens repères doivent être lâchés et que les nouveaux viendront se dessiner au fur et à mesure de ma progression. Je me rappelle peu à peu que je suis celle qui élabore, dessine, construit, bâtit l'Autre Versant.

Mes 9 pierres de mon thème de cristal et les huiles énergétiques récoltées et fabriquées à partir d'arbres et plantes végétales m'accompagnent dans cette transition et nourrissent ma foi dans la réussite de ma progression. Je peux investir en confiance la poursuite de mon objectif.

Durant cette étape, je porte une attention soutenue à mon animal intérieur (programme de survie) par une écoute bienveillante, indulgente et patiente . Ce regard, non jugeant que je m'offre, me permet de lâcher progressivement mes réactions car l'attention consentie m'apporte une forme d'apaisement. C'est en effet durant cette étape que va pouvoir s'amorcer un changement de l'image que je me fais de moi-même. Je vais pouvoir quitter les projections des autres et plus important encore ma réaction à ces images qui me définissent malgré moi. Ainsi, à force de superposer mon propre regard aux différents regards rencontrés , je vais progressivement m'en détacher et sortir de l'influence.  Durant cette traversée je réalise à quel point le regard d'autrui a constitué  un vrai stress pour mon animal intérieur car il a cru devoir changer et se corriger à chaque regard posé, comme une perpétuelle adaptation. C'était le coût de la reconnaissance extérieure. En repérant mes mécanismes de survie, je peux observer les opportunités de passer de la survie à la vie.

Durant cette traversée, mon féminin et mon masculin vont s'équilibrer jusqu'à former un couple intérieur réconcilié.

Tout l'enjeu de ce processus sera de quitter mon pouvoir personnel (me comparer et jouer des coudes pour me faire une place) et de pénétrer l'autre versant qui verra naître mon pouvoir créateur. Mon amour propre qui aura passé par les affres du jugement pourra faire apparaître ma nouvelle figure unifiée. Mon personnage aura survécu aux feux de la rampe en ayant connu l'admiration, la chute du piédestal et une descente aux enfers, avant de pouvoir s'installer en équilibre sur son reflet original et singulier.

Je me rends compte à quel point l'image que j'ai de moi est le point de départ à toutes mes actions. Toute construction, élaboration et projets se dessinent à partir de ce que je vois de moi. L'imaginaire repose sur cette vision de moi-même. Toutes mes intentions et motivations vont se rassembler autour de ce socle pour projeter l'action. Je réalise que c'est mon image et l'idée que je m'en fais qui va déterminer mes pas. Si j'ai une image négative (inversée) de moi-même, je n'aurai de cesse de tenter de la positiver en la renversant aux yeux de l'autre et ainsi  d'obtenir une reconnaissance.

En accueillant l'ensemble de mes facettes et en assumant toutes les parts de moi même, je peux me détendre n'ayant plus besoin de jouer à cache-cache.

Le vrai défi est d'assumer pleinement mon image, de ne plus avoir recours à une sorte de "Photoshop" de la survie, cette tendance à systématiquement croire que je dois me corriger et m'améliorer pour correspondre.

En m'autorisant à être pleinement ce que je suis, je me relâche et je me détends. Je développe en moi ce regard souriant, bienveillant de la "mamie" qui accorde du temps à l'autre et lui concède avec bienveillance toutes les aspérités et les imperfections. Durant cette traversée , je rencontre celle que je suis quand je tombe et que je suis au sol. Au moment où j'adhère totalement à ce que je suis en renonçant à tromper l'image, je peux enfin pénétrer l'Autre Versant avec légèreté et fluidité. Je n'ai plus peur de me tromper, je peux entrer de plain-pied dans l'expérimentation comme une petite boule de lumière qui s'est vu bouleversée par la vie.

Chaque fois que je suis touchée, quelque chose en moi est révélé et se dévoile. L'autre en me touchant agit comme un révélateur comme ce produit qu'on utilise lorsqu'on développe des photos. Les images "négatives" deviennent visibles et non plus latentes. Ces parts de moi qui restaient dans l'ombre apparaissent au fur et à mesure que je suis touchée, bouleversée. 

Chaque élément ajouté, comme une pépite, produit une forme d'ancrage me permettant d'incarner la personne que je choisis d'être. 

J'ai traversé enfant un événement traumatisant qui a été profondément enseveli pendant de nombreuses années, comme pour me sauver de ces images insupportables à regarder. J'ai à présent l'opportunité de libérer cette part de moi de sa "fonction de censure" car je suis à présent en mesure d'entendre et de reconnaître ce qu'elle a cru ne pas pouvoir partager avec ses proches.

Ce silence mutique de mon enfance a fait éclore une aptitude à mettre en mots ce que l'autre taisait par ses silences et ses ponctuations. En libérant cette "petite" de sa fonction de censeur, j'ouvre la porte à l'expression de ma singularité.